Association de protection du patrimoine Rural et Environnemental

Le M.I.N n’a pas bonne mine

VISITE DU M.I.N DE CHATEAURENARD UN MATIN DE FIN FEVRIER 2018

 

Il est 5h30, mon voisin agriculteur a quelques cagettes d’excellents radis gourmands croquants à vendre. Nous partons au M.I.N.

A 5H45 il n’y a aucune voiture sur le parking du M.I.N. Nous nous garons près de l’entrée, et nous posons une cagette de radis derrière la camionnette avant de nous diriger vers le carreau du M.I.N.

Un vigile nous accueille :

-« Pas grand monde ce matin » lui dis-je.

-« Ben oui on se demande pourquoi on ouvre le lundi, il n’y a jamais personne» me répond-il.

En attendant, nous allons prendre un café. A 6 H quelques voitures d’acheteurs arrivent enfin. Je compte en tout et pour tout 28 personnes dont 2 agriculteurs.

Des asperges de 8 à 10 euros par kg et des radis sont à vendre.

Mais pas un seul légume ne sera vendu ce matin-là. Je dois même dire que j’ai été surpris par un acheteur demandant à mon voisin de lui « mettre une cagette de radis de côté »…

Tout le monde repart après un café.

Avant de partir nous nous approchons des box qui sont prétendument tous loués et bondés. Nous constatons qu’il n’y a personne, ni aucun véhicule garé.

J’ai fait trois visites du M.I.N de Chateaurenard en 12 mois (avril 2017, juillet 2017 et février 2018). A chaque fois j’ai constaté le peu d’activité, et l’on m’a certifié que je ne venais pas à la bonne période. Quand faut-il venir pour voir un peu d’agitation ?

Nous savons que l’activité de la plupart des M.I.N de France périclite chaque année, ceci étant dû aux nouvelles formes de communication, téléphone, internet et la concurrence étrangère.

Actuellement seul le marché des producteurs le samedi matin tend à se développer et attire du monde.

Je me demande donc pourquoi s’acharner à vouloir agrandir le M.I.N de façon démesurée, ou créer une immense zone industrielle sur des terres agricoles fertiles irriguées par nos ancêtres, alors que le M.I.N existant peine à fonctionner ?

 

Franck SYLVAIN

Reportage de France 3 sur l’usine de Tarascon qui pollue tranquille ! A regarder !

Reportage de France 3 sur l’usine de Tarascon qui pollue tranquille ! A lire et regarder !

L’APPRE donne son avis sur le SCOT du pays d’Arles

Avis-Scot-pays-dArles.pdf

Mot d’humeur …

Quelle déception !!!

Nous avions cru, et probablement secrètement espéré, que le temps des dinosaures en politique serait bientôt révolu et qu’un tsunami empreint de fraicheur et de volonté de renouvellement viendrait le renvoyer aux oubliettes de l’histoire.

Hélas, cette vague de fond est venue mourir au pied des Alpilles, permettant à certains de se maintenir dans leur marigot.

[…]

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Le Président de l’APPRE reçoit la Ministre de l’Environnement

Franck SYLVAIN reçoit Ségolène ROYAL

 

Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, a rendu visite dimanche 26 févier 2017 à l’équipe d’EEL ENERGY, à Boulogne sur Mer.

La Ministre, très impliquée dans le développement des énergies marines, est particulièrement intéressée par son projet développant une nouvelle génération d’hydrolienne (basée sur un concept de membrane ondulante qui transforme les courants marins ou fluviaux en électricité).
Franck Sylvain, Directeur Général de la start-up, a pu lui présenter en détails leur prototype : premier élément en cours de tests (dans le bassin d’essai de l’Ifremer) de ce qui constituera, à terme, de véritables fermes d’hydroliennes sous-marines.

Journée très intéressante pour le Président de l’Association de Protection du Patrimoine Rural et Environnemental !

En marge de la visite, Madame la Ministre de l’Environnement a expliqué aux journalistes (et notamment à La voix du Nord) qu’il ne fallait pas faire de politique politicienne sur tous les sujets et que l’État avait la responsabilité d’une continuité écologique, et ce, même si les élections présidentielles approchaient.
Elle a insisté sur le fait que l’intérêt général était justement de continuer à travailler jusqu’au dernier moment, pour clôturer certains dossiers brûlants, et en transmettre d’autres …

À bon entendeur !

Le Président du MIN contraint par la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) de remettre le document à l’APPRE

Notre association a déjà eu l’occasion de dénoncer le défaut de transparence et la confiscation des informations relatives au projet de redéploiement du MIN, qui caractérisent l’action des instigateurs de ce projet.

Souvenez-vous, l’an dernier, le monde agricole et le monde économique, les institutionnels (Préfet, Conseils Régional et Départemental, maires de terre de Provence….), avaient été tenus informés de l’état d’avancement du projet de redéploiement du MIN, et pour certains, au passage, invités à confirmer leur future participation financière eu égard au coût pharaonique du projet.

Notre association, et les malheureux habitants du quartier des Confignes et des Iscles, avaient été laissés sur le bord du chemin, et pire pour certains d’entre nous, avaient été invités par la police municipale à quitter la salle de l’Etoile où tous les institutionnels s’étaient renvoyé en boucle leur satisfaction de voir ce projet évoluer positivement.

Cette loi du silence avait pourtant été initialisée depuis belle lurette, et le feuilleton qui suit va vous le confirmer si besoin était.

Devant l’émoi provoqué par le projet de redéploiement du MIN dans notre quartier, notre association, par courrier du 22 décembre 2015, adressé à M. le Maire de Châteaurenard, au demeurant Président du MIN, avait émis le souhait d’être destinataire de l’étude diligentée par le MIN et ayant conduit au choix du site de redéploiement.

Par correspondance du 5 février 2016, le Maire rejetait explicitement notre demande, au motif que cette étude constituait un document préparatoire à une décision non prise à ce jour, en cela conformément aux dispositions du Code des relations entre le public et l’administration.

Le 12 avril 2016, le Préfet ayant approuvé le Plan de Prévention des Risques Inondation (PPRi) de notre commune, comportant le périmètre prévu pour le redéploiement du MIN, notre association a saisi par lettre recommandée avec accusé de réception (reçue le 28 septembre 2016) le Président du MIN pour qu’il fournisse l’étude concernée, le motif l’ayant conduit précédemment à refuser la fourniture de cette étude n’existant plus.

Conformément au Code des relations entre le public et l’administration, le Président du MIN n’ayant pas répondu à notre sollicitation dans le délai d’un mois, notre association a saisi la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) par lettre du 23 novembre 2016.

La CADA, dans son avis n° 20165578 du 19 janvier 2017, a indiqué que :

« En l’absence de réponse du maire de la commune de Châteaurenard à la date de sa séance, la commission considère que le document sollicité est un document administratif communicable à toute personne qui en fait la demande, sur le fondement de l’article L311-1 du Code des relations entre le public et l’administration ».

Au vu de cette décision, par courrier du 3 février 2017 adressé au Président du MIN, notre association a demandé la fourniture de l’étude, et notre président s’est vu remettre le document correspondant dans les locaux du MIN le 13 février 2017.

Depuis fin 2015, la question qui brûlait toutes les lèvres des membres de l’APPRE et des habitants du quartier était :

« Pourquoi un tel acharnement à ne pas informer les victimes toutes désignées du choix largement critiquable de redéploiement du MIN aux Confignes et aux Iscles ? ».

A la suite du feuilleton développé ci-dessus, la question prenait un sens plus précis :

« Et si l’attitude des instigateurs de ce projet consistant à pratiquer un black-out intégral à l’encontre des premiers intéressés, inconvenant au regard de tous les efforts accomplis pour faire mousser l’évènement dans les supports de communication cumulés du MIN, de la commune de Châteaurenard, de la communauté d’agglomération Terre de Provence, des Chambres de Commerce et d’Agriculture……, avait pour objet de cacher le plus longtemps possible le contenu de cette étude ? ».

Un premier examen sommaire du dossier correspondant, intitulé MIN de Châteaurenard, Etude de Redéploiement, daté d’août 2015, laisse craindre qu’il en soit ainsi, tant cette étude est orientée, emplie de contradictions et irrespectueuse des propres orientations techniques du marché de prestations intellectuelles conclu entre le MIN et les deux bureaux d’études spécialisés : comme si elle avait été réalisée a posteriori, pour justifier par une analyse avantages/inconvénients instrumentalisée de sites choisis a priori, le choix du site des Confignes.

Le temps viendra où cette étude sera passée au peigne fin pour lui faire sauter le masque. A suivre…

Projet MIN : l’association APPRE saisit le tribunal administratif

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Projet MIN : une association veut faire annuler l’arrêté approuvant le PPRI

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Communiqué exceptionnel de Châteaurenard Défiguré

L’Association de Protection du Patrimoine Rural et Environnemental (APPRE)
a saisi le Tribunal Administratif de Marseille pour demander l’annulation de
l’arrêté préfectoral du 12 avril 2016
approuvant le PPRI de Châteaurenard.

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Témoignage d’une habitante de la ZA du barret à Chateaurenard

« Au chemin du Barret, nous subissons déjà les conséquences de l’implantation d’une zone artisanale en plein cœur d’une zone résidentielle. Les nuisances sont nombreuses et, en dépit de nos prises de contact répétées avec la mairie, elles n’ont jamais été résolues. Dix ans que cela dure !

Notre habitation se trouve entourée d’entreprises d’expédition de fruits et légumes où les conducteurs de poids lourds chargent et déchargent leurs marchandises de jour comme de nuit, jours ouvrables et jours fériés.

À toute heure, ils laissent leurs compresseurs frigorifiques tourner produisant un vacarme insoutenable, surtout lorsqu’ils sont plusieurs dans les enceintes des entreprises. Certains n’hésitent pas à stationner leurs camions sur le chemin du Barret même, en pleine nuit, les frigories tournant à plein tube. Cet été, l’un d’eux venant d’Italie s’est garé dans le chemin d’accès à notre propriété. Réveillés par son compresseur, nous avons dû le déloger à 3h00 du matin. À plusieurs reprises, les gendarmes sont également intervenus pour les faire déplacer. Les installations frigorifiques des entreprises produisent également des nuisances sonores. Une seule a fait le nécessaire pour réduire ces émissions.

La mairie n’a jamais pris le sujet à bras le corps. Certes, elle a réuni en notre présence les entreprises pour les sensibiliser à ces nuisances, mais aucune action concrète n’a été mise en œuvre pour les réduire, voire les supprimer. Le maire dans le cadre de sa mission de police générale doit pourtant garantir la tranquillité publique sur le territoire de la commune… Nous avons demandé que des mesures acoustiques soient réalisées, par un ingénieur territorial agréé. Nous n’avons jamais été entendus. Seules ce genre de mesures peut en effet prouver les dépassements ainsi que le non respect de la réglementation en vigueur, et déboucher sur des solutions concrètes.

Aujourd’hui, à ces problèmes s’en ajoute un nouveau : la création d’une zone d’activités au quartier de la Chaffine qui jouxte le Barret. Les chantiers d’aménagement destinés à accueillir les entreprises sont colossaux. Depuis le mois de juillet, notre habitation est secouée par les vibrations causées par les travaux de terrassement. Ces travaux ont été autorisés par la voie d’un arrêté municipal. Mais, de nouveau la présence des riverains a été totalement ignorée. Nous n’avons reçu aucune information pour nous prévenir des désagréments que nous allions subir, et aucune mesure n’a été envisagée pour limiter ces derniers ce que prévoit pourtant la réglementation.

Voilà, la gestion dont les riverains du Barret font l’objet. Ce même scénario a toutes les chances de se produire aux Confignes. »

Chantal Sarrazin